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PHOTODESSIN au Salon
10 février - 30 mars 2018

C’est sous ce titre en forme de mot valise que se profile cette nouvelle proposition scénarisant 8
séries de 6 oeuvres de format 30 par 30 créées spécialement par 8 artistes sélectionnés par
BGDL pour cette exposition d’ouverture de l’année artistique 2018 à Villa Violet.
DESSIN au SALON en 2017 devient désormais PHOTODESSIN où dessin dialogue avec dessein.
Toutes les créations ont en facteur commun leur support : le papier.
En revanche, le traitement stylistique varie totalement d’un artiste à l’autre.
Dessin : peinture, encre, crayon, matière photo sensible ou pixel.
Dessein : regard sur le monde de 8 artistes et sa matérialisation.
Comme j’aime à le dire, la photographie, comme captation mécanique d’une certaine réalité
renvoyée par la lumière des objets a redéfini et marqué de son empreinte tout l’art du XXème en
naissant au XIXème.
Elle n’a cessé de se développer et a conduit les artistes du pinceau à se réinventer de façon de

plus en plus radicale pour passer du statut royal ou maudit de PEINTRES à celui d’artistes trans-
medium. Les incitant à déployer leurs formes dans toutes sortes de directions et au travers de

toutes sortes de matières et propositions de plus en plus radicales.
Jusqu’à paradis la complète dématérialisation, conversion en mots ou mise en mouvement
À mon sens, le dessin est l’expression la plus simple et primordiale de la vision artistique, qu’il
soit gratifié ou non du statut d’art. L’enfant commence par dessiner, l’homo sapiens sapiens - dit
homme moderne - a aussi commencé par graver et rapidement dessiner des lignes qui revues à
l’aune des mentalités des premiers humains du XIX, découvrant l’étendue et la sophistication
formelle des fresques préhistoriques ont provoqué le rejet, le doute puis une stupeur admirative.
J’aime à regarder le dessin des artistes comme le reflet sincère et direct de leur sensibilité et de
leur intime vérité. Dominique Albertelli, Renaud Bargues, Laurent Sébès et Kaoru Tsuzawa nous la
livrent avec des medium classiques. Tandis que Olivier Placet et Matthieu Venot jouent en
hyperréalistes avec les lignes du papier ou de l’architecture. Thibault Franc, quant à lui aime à dire
qu’il « ensauvage » le réel. Images ou photos imprimées, affiches, cartes sont autant de supports
d’une peinture palimpseste qui détourne le sujet initial totalement ou pour partie, en le chargeant
d’un nouveau sens visuel et sémantique. Pour finir, Véronique Durruty opère une transition en
envahissant ses photos de paysages et de sujets de dessins simplement tracés au trait,
produisant des oeuvres hybrides, ludiques, narratives et poétiques à la fois.
Lorsqu’on connaît l’ensemble de l’oeuvre de ces 8 artistes, l’on retrouve pour chacun d’entre eux
une grande audace et une grande diversité dans les moyens d’expression utilisés qui se jouent
des catégories.
Ainsi PHOTODESSIN est le mot forgé pour valoriser une de ces audaces d’hybridation de ces
oeuvres qui, chacune à sa manière, tend à déborder les frontières des catégorisations.
C’est cette affirmation d’une liberté de créer pour mieux retranscrire une vision profondément
personnelle qui devient art. C’est cette pluralité que j’aime et aime à faire découvrir, faire accepter
et apprécier pour que les artistes aient le droit d’être reconnus dans toute la richesse de leur
singularité.

Bernard Garnier de Labareyre